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Michel Barnier satisfait du bilan
Présidence française de l'Union
Jura agricole et rural
Publié le:  08 janvier 2009
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À l’heure de remettre la présidence du conseil agricole à son collègue tchèque, Petr Gandalovic, Michel Barnier défend son action

C’est l’heure du bilan pour le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, alors que la présidence française de l’UE s’achève. Selon lui, dans le bilan de santé de la Pac, la France a réussi à contrecarrer les projets initiaux plus libéraux de Bruxelles.

Dans une longue lettre adressée aux députés français, le 19 décembre, le ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, dresse le bilan des travaux agricoles des six derniers mois de la présidence française de l’Union européenne (UE). Elle s’achevait le 31 décembre 2008, la France passant le relais à la République tchèque pour le premier semestre 2009.
 
« C’est une présidence que j’ai voulue résolument ambitieuse, ouverte et pragmatique », commente Michel Barnier, qui se présentera aux élections européennes de juin prochain dans le Sud-Est de la France.
 
Mais c’est surtout, mais pas seulement, au sujet du bilan de santé de la Pac que le ministre commente ses travaux, bilan de santé adopté sous présidence française le 20 novembre 2008. Il souligne que « la menace était réelle d’une dérégulation de la Pac dans les premières propositions de la Commission sur le bilan de santé » : suppression des outils d’intervention sur les marchés des céréales et du lait, généralisation du découplage des aides, augmentations des quotas laitiers sans lien avec le marché, renforcement du développement rural…
 
Mais pour le ministre, la France a réussi finalement, avec ses partenaires, « à maintenir ces outils indispensables de régulation des marchés agricoles », à l’heure où ces derniers sont très volatils : maintien des instruments de stockage sur le beurre, maintien de l’intervention sur la poudre de lait et le blé tendre, maintien de certaines aides couplées jusqu’en 2012, augmentation progressive des quotas laitiers…

Optimisme démesuré sur les quotas laitiers ?
Le découplage « brutal » des aides « aurait mis de nombreuses productions en péril, notamment l’élevage », souligne Michel Barnier. Quant aux deux clauses de rendez-vous en 2010 et 2012 pour suivre la hausse progressive des quotas laitiers, d’ici à leur suppression en 2015, elles permettront d’« ajuster les quotas en fonction de l’évolution des marchés ». « Nous aurons ainsi deux occasions pour discuter à nouveau de l’avenir des quotas laitiers qui n’est donc plus gravé dans le marbre », estime, très optimiste, le ministre de l’Agriculture.

Enfin, Michel Barnier rappelle qu’il a lancé, « sans attendre les discussions sur les perspectives financières en 2010 », le débat sur l’avenir de la Pac, celle d’après 2013. Cette future Pac devra continuer de répondre à plusieurs enjeux selon Paris : « assurer l’approvisionnement alimentaire des consommateurs européens ; renforcer le dynamisme et la compétitivité des zones rurales ; contribuer aux équilibres alimentaires mondiaux et répondre aux enjeux du développement durable, à la lutte contre le changement climatique et à l’amélioration de l’environnement. »

À la présidence tchèque de poursuivre désormais ce débat sur la future Pac de 2013, au cours du premier semestre 2009.




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