Quelles garanties pour les jeunes ?
Jura agricole et rural
Publié le: 12 février 2009
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A l’heure où Michel Barnier doit décider des derniers arbitrages français sur le bilan de santé de la PAC, notre inquiétude va grandissante pour les jeunes installés et ceux qui désirent entrer dans la profession.
Alors que la situation économique mondiale démontre que le libéralisme débridé ne peut en aucun cas être la solution, les ministres de l’Agriculture ont poursuivi le démantèlement progressif des outils de gestion de marchés de la Politique Agricole Commune.
Les agriculteurs risquent donc de subir de manière encore plus accentuée les fluctuations des marchés. Le manque de lisibilité économique et la précarité du métier d’agriculteur ne vont pas inciter les jeunes à s’installer. Et le système mis en place par cet accord européen, en faisant dépendre les prix et les revenus du monde agricole de la seule loi du marché, risque d’encourager l’augmentation de la taille des exploitations et leur concentration dans certaines zones.
Alors quelles installations demain avec cette nouvelle donne ? Quelle lisibilité pour les jeunes ? Quelles garanties peut-on leur fournir ?
Nous, Jeunes Agriculteurs ne pouvons nous satisfaire d’un tel accord. Nous devons reconstruire une PAC avec des solutions et des leviers économiques efficaces pour assurer la diversité de notre agriculture, garantir notre souveraineté alimentaire et donc assurer de la lisibilité aux agriculteurs.
Nous avons ainsi fait des propositions ambitieuses pour dessiner cette agriculture de demain : sécuriser les revenus par le biais d’un contrat gagnant-gagnant entre filières, relancer la production de protéines végétales, soutenir la production herbagère et surtout privilégier le maintien des hommes sur tout le territoire plutôt que la course aux hectares.
Cela nous permettra de moins subir les aléas du marché et de ne plus dépendre uniquement des aides agricoles.
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