Agir aujourd'hui pour préserver demain
Assises Plans Climat
Jura agricole et rural
Publié le: 12 février 2009
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Préserver la planète, un sujet sérieux mais dont on peut rire avec les clownanalystes |
À leur niveau, les collectivités territoriales ont la possibilité d’agir pour réduire les effets de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. Les assises Plans climat ont permis de dégager les pistes à suivre.
Ces premières assises Plans climat rassemblaient, à la Commanderie de Dole jeudi 22 janvier, quelque 300 personnes impliquées dans les problématiques de développement, d’aménagement du territoire ou d’énergie.
Organisée par l’Ademe, la Région Franche-Comté, les Départements du Doubs, du Jura et de la Haute-Saône - seul le Territoire de Belfort ne participait pas -, cette manifestation est en quelque sorte la déclinaison au niveau territorial du Grenelle de l’environnement, même si certaines actions exemplaires sont bien antérieures. Pendant une journée, tables rondes et ateliers ont permis d’échanger, de prendre connaissance des initiatives mises en place par certaines collectivités.
« Il faut sortir d’une logique de guichet pour aller vers une logique de projets » disait il y a quelques années Dominique Voynet. Aujourd’hui, Paul-Marie Guinchard, délégué régional de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) Franche- Comté reprend la formule et va plus loin : « Il faut aller vers une logique de programmes.» Afin de parvenir à cet objectif, ces assises ont mis en avant des dynamiques conduites depuis longtemps dans des villes, pays, communautés d’agglomérations.
Thèmes abordés : transports, urbanisme, déchets, énergie consommée… En effet, dans les décisions que les collectivités prennent, elles interviennent sur plus de 12 % des émissions nationales de gaz à effet de serre.
Les collectivités qui s’engagent
Bernard Lachambre, vice-président de la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard, a évoqué le programme Agglomération développement durable du pays de Montbéliard qui s’appuie sur les performances dans le domaine de l’énergie, les déplacements, la gestion des eaux pluviales, l’aménagement paysager.
En plus de l’aspect écologique, certaines actions ont un impact direct sur le porte-monnaie des habitants.
C’est le cas notamment de l’habitat social moins énergivore. « Les charges augmentent. Bientôt le risque est d’avoir une ségrégation. Les gens devront choisir entre se chauffer ou partir en vacances. »
C’est le cas notamment de l’habitat social moins énergivore. « Les charges augmentent. Bientôt le risque est d’avoir une ségrégation. Les gens devront choisir entre se chauffer ou partir en vacances. »
La CAPM souhaite s’engager dans une démarche de Plan climat territorial - qui regroupe des politiques destinées à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre -, à l’instar de l’agglomération de Besançon, de la Communauté de communes du bassin lédonien et ville de Lons-le-Saunier, de la communauté d’agglomération du Grand Dole, du Parc naturel régional du haut Jura, du conseil général du Jura et de la communauté de communes des Balcons du Lomont.
Jo Spiegel, président de la Communauté d’agglomération de Mulhouse Sud Alsace et du réseau métropolitain Rhin-Rhône, note que le plan climat est l’affaire de tous les élus et de leurs collaborateurs et insiste sur « l’importance de sensibiliser et d’associer les habitants au débat ». L’enjeu étant primordial, «il faut passer à une civilisation de l’après-pétrole ».
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