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Charançon de la tige : à contrôler
Colza
Jura agricole et rural
Publié le:  12 février 2009
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Le charançon de la tige possède le bout des pattes noires

La lutte est préventive par rapport à la ponte. Si la reprise de végétation est engagée, c'est-à-dire si on commence à voir une tige entre les pétioles des feuilles, il faut intervenir dans les huit jours qui suivent les premières captures.

L'adulte du charançon de la tige du colza n'est pas directement nuisible, par contre l'introduction des œufs dans la tige provoque une réaction qui conduit à la déformation, voire à l'éclatement des tiges.
 
C'est donc la ponte qui désorganise les tissus, perturbe plus ou moins gravement l'alimentation ultérieure des plantes, et occasionne de la verse et des avortements de boutons floraux.
Les pertes de rendement sont aggravées en cas de stress hydrique au printemps.

Une lutte justifiée par une forte nuisibilité
Cet insecte est en recrudescence dans de nombreux secteurs et présente une nuisibilité importante. On a ainsi pu chiffrer sur une série d'essais, des pertes de 3 à 7 quintaux en cas d'attaque mal contrôlée. La lutte vise donc à détruire les adultes avant la ponte, après leur arrivée dans la culture.
D'un point de vue économique, le coût de la protection demeure relativement faible par rapport aux risques potentiels de pertes de rendement.
La rentabilité de l'intervention est d'autant mieux assurée que la date de traitement est en phase avec l'envahissement des cultures par les insectes.

La nuisibilité de l’attaque est d’autant plus importante que la tige est en pleine croissance. Le risque commence dès le début de la montaison et se poursuit jusqu’à la fin de la montaison, c’est-à-dire lors de l’émission des inflorescences secondaires.
Les attaques de charançons sont d’autant plus dommageables qu’elles mettent la culture dans une position de faiblesse telle qu’elle est incapable de compenser lors des agressions ultérieures de parasites comme les méligèthes.

Nombreux dégâts en 2008
En 2008, le vol des charançons a débuté dès fin janvier en Rhône-Alpes et s’est étalé sur plus de 2 mois. Dans ce contexte, la maîtrise de l’infestation a été parfois difficile en matière de positionnement des traitements.
 
Certaines impasses ou traitements différés ont montré que ce risque demeure important dans toutes les régions : fortes déformations, éclatements conduisant à un impact important sur le rendement. Pour 2009, la vigilance s’impose donc car le risque est toujours bien réel surtout sur les secteurs attaqués en 2008. À noter que le charançon de la tige s’est installé en Picardie et gagne vers le Nord Pas de Calais.

La cuvette jaune
Le charançon de la tige est capturé facilement dans la cuvette jaune durant les mois de février et mars (cuvette « posée» sur la végétation remplie avec de l’eau additionnée de liquide vaisselle). À cette époque il peut être confondu avec un cousin : le charançon de la tige du chou.

Pour le reconnaître, retenir que le seul charançon de la tige véritablement nuisible possède le bout des pattes noires alors que son cousin a les pattes rousses.

ProPlant Expert est un outil de mise en alerte sur les insectes du colza. Cet outil, accessible gratuitement sur le site www.cetiom.fr, permet de prévoir les arrivées d'insectes de printemps sur le colza au jour le jour.
Toutefois la cuvette jaune reste indispensable pour confirmer la présence des charançons de la tige dans vos parcelles.

Détecter l’arrivée des charançon dans vos parcelles avec la cuvette jaune

Une attaque mal contrôlée peut faire perdre 3 à 7 quintaux




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