Les visiteurs du Sima ont profité de leur séjour à Paris pour découvrir du matériel pour leur ferme ou leur Cuma.
Puisqu’on est là, autant aller voir le matériel », glisse un éleveur du Doubs à son voisin.
Ce lundi 23 février, on « rentabilise » le long trajet qui les a amenés du sud de Paris à son nord, à Villepinte.
Dans les deux premières halles du Sima, réservées à la génétique animale, on trouve tout ce qui concerne le matériel d’élevage. On s’y attarde pour apprécier les dernières évolutions techniques. On aurait pu y croiser Jean-Yves Maire qui est venu passer deux jours sur place avec une double casquette, dont celle de responsable d’un secteur de matériel à la Cuma de la montagne à Amancey. « Mais à titre personnel, j’ai regardé les systèmes de traite dont les salles tournantes. » Il aurait aussi pu se pencher sur les robots de traite mais ceux-ci ne sont pas autorisés dans le cahier des charges du comté.
En tout cas, c’est une question qui interpelle si l’on en croit l’intitulé d’une conférence organisée par L’Institut de l’élevage : « En quoi la robotisation doit-elle influencer les critères de sélection de la vache laitière et fait-elle évoluer le métier d’éleveur ? » Une vaste question qui ne sera pas approfondie car le temps est compté si l’on désire voir un maximum d’engins. Comme un distributeur automatique de lait cru qu’on installe à la ferme, dans une école ou dans tout autre lieu. Du matériel de couchage est aussi présenté. « Important pour l’hygiène et le confort parce que la longévité du troupeau est vitale », annonce une publicité d’une société.
Tour d’horizon
En changeant de halle, on se retrouve vers le machinisme agricole proprement dit. Là aussi Jean-Yves Maire se penche sur les tracteurs. Pas ceux qui sont démesurés ou surpuissants. Simplement pour voir les améliorations. « Pas pour les tracteurs qu’on a dans la tête mais ceux qui passent dans nos bâtiments. » Auxquels on peut aussi accrocher une pirouette l’été venu. Le tout dans un prix correct. Jean-Yves Maire semble désabusé.
« Ce gros matériel aurait pu me faire rêver étant gosse. Mais notre Cuma dispose de gros matériels performants. »
On a déjà vu apparaître dans le secteur des tracteurs de 160 CV. « Et les tonnes à lisier de 15 000 l, on connaît. » Mais au détour d’une allée, ce visiteur reste ébahi devant des engins qu’on ne voit pas tous les jours dans notre secteur.
« Comme des machines dont se servent les betteraviers ou encore celles pour cultiver les pommes de terre avec des automotrices de 10 m de long. C’est impressionnant.»
Dans un deuxième temps, le responsable de plusieurs activités de la Cuma se penche sur son domaine. Concernant les télescopiques, il rend visite aux différentes marques. « Pour les comparer, pour obtenir des précisions complémentaires bien utiles car nous allons prochainement renouveler ce matériel. »
Il ne reste plus qu’à passer dans le secteur des faucheuses et des presses. « Là, je me suis enquis de la manière dont Kühn entendait envisager l’avenir suite à son rachat d’une usine de Vicon. » Cette gamme sera encore produite jusqu’en septembre 2010. Et les pièces de rechanges fabriquées dix années supplémentaires.


