Publié le 21/05/2019 à 00:00 / Jura Agricole

Eleveurs laitiers

Pour faire suite à l'article publié dans le Jura Agricole et Rural du vendredi 10 mai, sur le thème de la reproduction, Dominique Peinturier, directeur d'Eva Jura, a tenu à apporter quelques clarifications ...

A propos du sexage

« Le sexage de la semence de taureaux est bien une technique déjà ancienne puisque vulgarisée à partir de 2008. Le premier veau femelle montbéliard né de ce type de paillettes est d'ailleurs né dans le jura l'année suivante (Elsa, fille de Socrate jb). En aucun cas, il ne s'agit de sexage des veaux mais de tri de la semence.

Cette technique de tri de la semence ne peut pas être réalisée en ferme mais exclusivement en laboratoire. Seule une petite dizaine de laboratoires sont actifs en Europe en 2019 et la totalité des éleveurs désireux d'acheter des semences triées mâles ou femelles procèdent en achetant ces doses d'insémination auprès de leurs fournisseurs. L'opération d'insémination peut être ensuite réalisée par le technicien d'insémination de la coopérative de la zone ou par l'éleveur selon les cas.

Une faible partie de ces semences est utilisée dans le cadre d'opération de transplantations embryonnaires. Ces opérations sont réalisées en ferme, bien souvent à l'initiative des éleveurs afin de donner naissance à plus de veaux de la même mère génétique. En utilisant des semences triées femelles, les veaux obtenus sont ainsi du sexe qui intéresse l'éleveur laitier pour le renouvellement de son troupeau.

En France en 2018, la grande majorité des actes d'insémination sont encore réalisés avec de la semence non triée. Malgré la progression enregistrée par ce type de semences depuis 10 ans, les doses sexées n'inondent pas encore le marché. »