Publié le 04/09/2019 à 00:00 / Jura Agricole

Tournesol

La campagne 2019 se caractérise par d'importantes disparités en termes d'avancement de maturité pour la culture du tournesol. Or, une fois la maturité atteinte, il est important de récolter le plus rapidement possible pour limiter les pertes.

Récolter tous les quintaux

En régions Nord et Est, on observe de grandes disparités de l'état d'avancement de la maturité des tournesols. Les différences de dates de semis, de précocité des variétés et d'alimentation hydrique des plantes (réserve du sol et pluviométrie) a généré de gros écarts de stades. Les parcelles les plus avancées, issues des premiers semis dans les secteurs les plus contraints par l'alimentation en eau, ont été récolté dès fin août - début septembre. Inversement les moins avancées sont toujours en pleine phase de remplissage. Face à cette situation il est important de se rappeler que le tournesol, quand il est à maturité, est sensible aux maladies et aux dégâts d'oiseaux. Il est, par conséquent, risqué de laisser trainer toute récolte de parcelles montrant une majorité de plantes aptes à être récoltées.


La maturité des tournesols ne sera pas très précoce


Le début de cycle plutôt frais a retardé les cultures. Les températures très élevées à partir de juin ont accéléré le cycle du tournesol mais sans rejoindre la courbe de somme de température de 2018 qui avait permis des récoltes de tournesol dans de très bonnes conditions même pour les plus tardives. La maturité 2019 aura lieu à des dates plus classique (septembre – début octobre) et il ne faudra pas attendre pour récolter son tournesol dès la maturité.


Déterminer le bon stade et récolter tôt


Récolter dès que possible est primordial. L'objectif est double : prioritairement limiter les pertes des gaines dues aux oiseaux et aux maladies de fin de cycle ; accessoirement libérer la parcelle pour implanter le blé suivant lorsque cette succession est prévue, dans les meilleures conditions possibles. L'observation des plantes est un bon indicateur pour déterminer le stade optimal de récolte : le dos du capitule vire du jaune au brun, les feuilles sont toutes sénescentes, la tige se dessèche. Il est inutile, voire risqué, d'attendre que les plantes soient toutes noires. En complément, il est fortement recommandé de réaliser une mesure d'humidité sur un échantillon récolté mécaniquement. Les prélèvements manuels de graines sous-estiment généralement l'humidité.


Trouver un compromis dans les parcelles hétérogènes


Malgré ces indications à l'échelle de la plante, la principale difficulté reste l'appréciation du stade optimale de récolte à l'échelle de la parcelle. Il faut tenter de récolter dès lors que la majorité de la parcelle a atteint le stade optimal. Attendre les plantes les plus en retard conduirait à récolter la majorité de la parcelle à sur maturité et donc à s'exposer à d'importantes pertes de capitules. Sans oublier que plus on avance dans l'automne, plus on risque d'avoir une humidité ambiante qui se maintienne, limitant d'autant la perte d'humidité des graines et réduisant les plages de récolte en bonnes conditions.


M.Geloen – L.Jung