Publié le 15/11/2018 à 00:00 / Jura Agricole

BESANCON

Doubs Terre d’élevage se joue ces vendredi, samedi et dimanche. Avec une inscription record et de nouveaux élevages qui ont postulé, autant dire que les places étaient chères. Un élevage de Fertans a décroché le ticket gagnant.

Une première pour les frères Bart

Pierre-Yves et Jean-Philippe Bart ne sont pas des nouveaux venus dans le monde de la montbéliarde et du comtois. Pour autant, ce n'est que pour cette nouvelle édition qu'ils vont
participer à Doubs Terre d'élevage. Il faut bien reconnaître que leur premier souci a été de se focaliser sur leur installation. « Nous avions un beau projet à construire », assure Pierre-Yves Bart. D'autant plus qu'il fallait augmenter la production laitière en passant de 270 000 l à 430 000 l de lait.
Pour ce faire, il était nécessaire de privilégier les conditions de travail. « Nous avions une charge de travail conséquente mais nous voulions aussi bien faire notre boulot. »
L'affaire étant entendue —« quasiment ; il reste toujours des détails à régler » —, cette fratrie pense enfin à inscrire une montbéliarde à Doubs Terre d'élevage. « C'est surtout pour faire plaisir à notre frère Adrien. » On ne peut guère refuser une demande du vice-président du comice de son secteur. Et encore moins à Manon Roland, présidente des Jeunes éleveurs du Doubs. « C'est vraiment elle qui a insisté. »

 

Clin d'oeil souhaité


C'est donc Missfrance (Hadès) qui a été retenue. Pour les passionnés de concours et de génétique, elle est loin d'être une inconnue. Elle décroche le prix de championne jeune au Show open génisse de Dole. Elle affiche aussi d'autres atouts qui correspondent aux objectifs de l'exploitation : vêlage à 24 mois, pour travailler sa valeur économique et la production laitière avec un potentiel de 24 kg de lait en même pas cent jours de lactation. « Pour nous, c'est une belle vitrine de notre élevage et du travail que nous y menons », ajoute Jean-Philippe Bart. C'est aussi une sorte de pause dans le rythme effréné du quotidien vécu ces dernières années. Il reste un dernier voeu : pas forcément gagner, « même si c'est bien » mais surtout l'envie d'un clin d'oeil vraiment appuyé : « Ce serait vraiment super que la miss Franche-Comté vienne voir notre Missfrance », intervient Adrien Bart.


Profiter du temps présent


Les frères Bart sont ravis. Ils inscrivent à Doubs Terre d'élevage une première fois et vont se retrouver en concours ce prochain week-end, du vendredi 16 au dimanche 18 novembre. De son côté, Clément Courtois exulte : « Avec 570 vaches inscrites, nous avons battu notre record », jubile le président de Doubs Terre d'élevage. Tout cela grâce à de nouveaux élevages qui ont tenu à participer à ce rendez-vous incontournable pour la montbéliarde.
Cette année, Doubs Terre d'élevage veut mettre en valeur les seniors. « Concrètement, ce seront les vaches les plus vieilles du département. » Elles sont âgées de 7 à 13 ans et auront au moins vêler cinq veaux.
L'élevage équin a bien entendu toute sa place avec un championnat interdépartemental qui va mobiliser les éleveurs du Doubs et du Territoire de Belfort. « Le comtois est aussi, au même titre que la montbéliarde, une race emblématique de notre département. » Clément Courtois reste sur sa faim. Aucun cochon ne pourra être présenté pour cause de peste porcine.
Cette situation ne réfrène en aucun cas les ardeurs. D'autant plus que ce nouveau Doubs Terre d'élevage s'annonce être une sorte de répétition générale du concours National montbéliard
de 2019. « Ce sera un événement exceptionnel avec la présence de 250 montbéliardes et d'une cinquantaine de chevaux. Autant dire que ces animaux font partie de notre paysage. »
Voilà de quoi ravir petits et grands : les passionnés d'élevage et de génétique mais aussi les citadins et certainement encore plus les scolaires.
Mais pour l'instant, il suffit de se contenter de cette nouvelle édition de Doubs Terre d'élevage. Et de s'en réjouir !

 

D.G.