Publié le 15/05/2019 à 00:00 / Jura Agricole

AGROMETEO D'AVRIL

Entre un épisode de gel en début de mois et un week-end pascal estival, le mois d’avril 2019 a également été contrasté en termes de précipitations sur la zone Rhône-Alpes-Bourgogne et Franche-Comté.

Un mois proche des normales mais contrasté

Ce mois d'avril peut se découper en deux parties très différentes. La première quinzaine du mois a été plutôt placée sous le signe de la fraîcheur avec dès le 4 et le 5 avril des gelées parfois sévères selon les endroits. Certains vignobles ont constaté des dégâts pouvant aller de très légers à sévères dans le Beaujolais, le Diois, la Savoie, le Jura ou le Mâconnais et certaines plaines céréalières. Dans les vergers, la nuit du 4 au 5 avril a touché les poiriers et les abricotiers en fleurs de l'Isère.
Lors de la deuxième partie du mois, c'est plutôt la douceur qui a dominé, marquée par une chaleur estivale pendant le week-end pascal du 22 au 25 avril durant lequel les températures ont pu dépasser les 25 °C. Le mois s'est terminé par un phénomène cévenol marqué dans le Sud-Est avec des pluies très abondantes notamment sur les contreforts des Cévennes et en Ardèche.
À l'échelle nationale, l'excédent thermique s'élève à 0,5 °C avec 11,5 °C de moyenne nationale. Sur la zone centre-est, la température moyenne d'avril est conforme à la normale. La fraîcheur de début avril a même provoqué un ralentissement de la végétation faisant perdre l'avance prise avec la douceur de février.


Un manque d'eau qui inquiète


Au cours du mois d'avril, les précipitations ont globalement été proches de la normale sur la zone Rhône-Alpes, Saône-et-Loire et Jura alors qu'à l'échelle nationale, elles sont déficitaires de 20 %. Dans le détail, les cumuls de pluies sont disparates dans la zone centre-est. Elles sont ainsi déficitaires sur l'arc alpin et l'est de l'Ain.
Il est par exemple tombé seulement 60 % des précipitations normales à Bourg-Saint-Maurice. À Grenoble, le cumul de précipitations a atteint 79 mm pour une normale de 83 mm. À l'inverse, elles sont excédentaires sur la montagne ardéchoise et les reliefs de l'Isère et de la Drôme. Ailleurs, les valeurs cumulées des précipitations sont proches des normales ou légèrement excédentaires comme à Saint-Étienne où il a été enregistré 70 mm pour une normale de 61 mm ou encore à Valence où les pluviomètres ont cumulé 104 mm contre une normale de 81 mm. Enfin, un épisode pluvieux assez remarquable a touché le sud du Massif-Central du 22 au 26 avril avec par exemple 219 mm enregistrés à Sablières (Ardèche). Depuis le début de la période de recharge hivernale, le déficit de précipitations accumulé à l'automne se fait cruellement sentir dans plusieurs départements comme l'Ain, le Rhône, le Jura, la Saône-et-Loire, ou encore la Loire. Sur certains secteurs les réserves d'eau sont à des niveaux très bas pour la saison alors que l'irrigation commence tout juste et les niveaux des nappes d'eau baissent à une vitesse importante, dès qu'elles sont sollicitées. Du côté de l'ensoleillement, les valeurs sont proches de la normale avec un petit déficit dans le Sud avec par exemple 206 heures de soleil à Montélimar pour une normale 214 h.