Publié le 18/03/2020 à 00:00 / Jura Agricole

MOBILISATION NATIONALE

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, confirme l'engagement du secteur agricole à répondre « présent » à l'appel à mobilisation nationale face à l'épidémie de coronavirus.

Alimentation : la profession agricole répond « présent »

« Les agriculteurs sont au rendez-vous de l'effort national, et mettent sur la table des Français des produits frais au quotidien, sans risque de rupture », déclarait Christiane Lambert dans une tribune le 17 mars. L'agriculture reste cependant touchée de plein fouet par cette crise sanitaire inédite. « Travaillant avec du vivant, l'agriculture doit intégrer les réalités climatiques et biologiques, car la vie ne s'arrête pas, rappelle-t-elle. Nourrir, nettoyer, soigner ses animaux sont des tâches quotidiennes, voire biquotidiennes, pour les éleveurs. Le printemps accélère la croissance de la végétation et le besoin d'intervention dans les champs, vergers, maraîchages, pépinières, pour semer, fertiliser, traiter, tailler et... récolter les produits primeurs tant attendus par les consommateurs : fraises, asperges, radis, salades, navets... » Pour contrer la morosité générale, la présidente de la FNSEA incite à « enchanter l'alimentation de nos concitoyens avec les produits de saison. C'est même salutaire pour les agriculteurs qui ont perdu les débouchés vers les restaurants et cantines. »

 

Souveraineté alimentaire


Au cœur de cette situation sanitaire historique resurgit l'enjeu de la souveraineté alimentaire de la France. Christiane Lambert se réjouit des paroles engageantes du président de la République, le 12 mars, à ne pas vouloir confier notre alimentation à d'autres, ce « serait une folie », a déclaré Emmanuel Macron. Avant lui, dans les années 60, « le général de Gaulle et Edgar Pisani, ministre de l'Agriculture, en ont fait une ambition nationale et européenne », rappelle Christiane Lambert. « 60 ans plus tard, l'Histoire se répète. Mais avec les conséquences du changement climatique qui s'imposent à nous et la circulation mondialisée des biens et des personnes qui amplifient les risques sanitaires, elle appelle des décisions politiques stratégiques, à la hauteur de l'enjeu. » Renvoyant la balle dans le camp européen, la représentante professionnelle promet de remettre cette question au cœur des discussions des débats sur le budget et les orientations de la future Pac.

 

SD avec Actuagri