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Complémentation minérale au pâturage

Bien démarrer à la mise à l’herbe

Malgré les giboulées de mars, la période du retour au pâturage se précise, avec un changement drastique de ration pour toutes les catégories d’animaux mis à l’herbe. Si l’herbe constitue un aliment de grande qualité, elle reste déséquilibrée sur le plan minéral, ce qui impose une vigilance particulière, notamment lors de la mise à l’herbe, phase à risque sur le plan sanitaire.

Bien démarrer à la mise à l’herbe
La pierre à lécher, en libre-service, permet aux bovins de s’auto-réguler pour la complémentation en sodium, un minéral pour lequel les fourrages sont naturellement carencés.

L’herbe jeune est appétente, riche en azote soluble et en potassium, mais souvent déficitaire en magnésium, phosphore, sodium et oligo-éléments (zinc, sélénium notamment). Ce déséquilibre est encore plus marqué dans les prairies dominées par les graminées. Pour des vaches laitières à forts niveaux de production, ces insuffisances peuvent rapidement se traduire par des troubles métaboliques, une baisse de performances ou des problèmes de reproduction. Mise à l’herbe : une période à risque La transition entre ration hivernale et herbe pâturée constitue un moment clé. L’herbe jeune, très digestible mais laxative, modifie rapidement le fonctionnement ruminal. Associée à des apports élevés en potassium, elle perturbe l’absorption du magnésium. Résultat : le risque de tétanie d’herbage augmente, parfois de manière brutale. Cette pathologie, liée à un déficit en magnési...

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