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Politique agricole

Ecoute syndicale et cap affiché pour l’agriculture

À quelques jours de l’ouverture d’un Salon de l’agriculture sans vaches, le président de la République s’est rendu le 3 février dans une exploitation laitière de Haute-Saône. Accompagné de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, Emmanuel Macron a échangé avec les responsables syndicaux locaux, qui ont porté les préoccupations du terrain, entre dossiers départementaux brûlants et enjeux nationaux majeurs.

Ecoute syndicale et cap affiché pour l’agriculture
A.C.
Guillaume Faucogney, le président de la FDPL70, a rappelé au président de la République le traumatisme des producteurs laitiers abandonnés par Lactalis, et les conséquences dramatiques de la baisse du prix du lait standard sur l'attractivité du métier d'éleveur.

En se rendant à Vallerois-le-Bois, dans l’exploitation de Cédric et Raphaël Py, Emmanuel Macron a voulu marquer sa proximité avec une profession fragilisée par les crises sanitaires, la volatilité des marchés et l’empilement normatif. « Il ne faut pas lâcher l’agriculture française comme l’industrie française a été lâchée », lui a directement lancé Cédric Py à son arrivée, précisant que « le monde agricole est celui qui se lève le matin, qui travaille, qui entretient le paysage, et nourrit la population. Notre bilan Cap2R démontre que nous nourrissons, avec mon frère, 3 000 personnes ». La visite de l’élevage, un Gaec à deux associés avec 70 laitières holsteins et montbéliardes, en traite robotisée, produisant pour Lactalis, s’est poursuivie par une table ronde, hors caméras, avec les représentants syndicaux du département. Pour Arnaud Grandidier, président de la FDSEA de Haut...

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