La diversité floristique des cultures
La diversité floristique des prairies, des milieux humides et des milieux forestiers est fréquemment évoquée. Celle liée aux terrains cultivés l’est moins souvent, pourtant ils n’en sont pas dépourvus. En effet, les pratiques culturales ont permis à un cortège de plantes bien spécifiques de s’exprimer : les espèces dites messicoles.
L es messicoles sont des plantes de milieux régulièrement perturbés qui se sont adaptées aux pratiques agricoles au fil des siècles. Elles sont généralement pionnières, c’est-à-dire qu’elles présentent la capacité de coloniser facilement des terrains vierges ou perturbés, mais supportent mal la concurrence des autres espèces. De ce fait, elles sont devenues dépendantes des pratiques culturales pour accomplir leurs cycles de vie. Sans ces pratiques agricoles, elles ne pourraient pas se maintenir. À partir du Néolithique, au gré des migrations humaines, elles se sont propagées en France et partout en Europe grâce aux échanges de graines de céréales cultivées en provenance d’autres contrées. Les plantes messicoles incluent aussi bien des espèces compétitives et relativement courantes qui peuvent occasionner des pertes de rendements dans les cultures tel que le vulpin des champs (Alopecurus myosuroides) que des espèces rares qui s’observent très peu d...
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