Déchaumage : raisonner chaque passage
Gestion des adventices, faux-semis, valorisation des résidus, préparation des cultures suivantes : le déchaumage reste un levier agronomique majeur après la récolte. Son efficacité dépend toutefois de quelques principes simples : intervenir rapidement, travailler superficiellement et adapter la stratégie aux objectifs recherchés.
À peine la moisson terminée, une nouvelle phase de travail s'ouvre dans les parcelles. Le déchaumage constitue souvent la première intervention de l'interculture. Son rôle ne se limite pas à enfouir les résidus : il permet de favoriser la levée des repousses et des adventices, de gérer certains ravageurs et de préparer l'implantation des cultures suivantes ou des couverts végétaux. Pour être efficace, cette opération doit rester superficielle. Arvalis recommande généralement une profondeur comprise entre 2 et 7 cm selon les objectifs poursuivis et les conditions de sol. Un travail trop profond risque en effet de remonter d'anciennes graines d'adventices et de perturber inutilement la structure du profil. Favoriser les faux-semis L'un des principaux intérêts du déchaumage est de provoquer la germination des graines présentes dans les premiers centimètres du sol. Les températures élevées de l'été et l'humidité résiduelle favorisent alors la levée des adventic...
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